La cour d’appel de la ville de El Aaiun / Sahara occidental a condamné aujourd’hui le citoyen sahraoui Saleh Sghayer à huit mois de prison ferme, pour les chefs d’accusations: blocage de la route, formation d’un gang criminel et incendie criminel.
Il était en détention provisoire depuis le 18 octobre 2011.
La cour a annoncé que le jugement de 7 autres prisonniers : Omar El Yazari , Bella Ali Salem , Al Hadj Hmeida , Chreif Ennasri , Atikou Berray , Hassan El Wali , Sghaer Saleh serait rendu le 18 avril prochain.
Ghali Buhella, un jeune détenu politique sahraoui, arrêté le 29 juillet 2011 à El Aaiun /Sahara Occidental, et incarcéré dans la prison Noire n’a toujours pas été jugé.
Il a commencé une grève de la faim illimitée le 8 mars 2012, pour protester contre l’absence de comparution et de jugement, contre les mauvais traitements et les conditions de détentions.
Le Secrétaire Général d'Amnesty International, Salil Shetty, a demandé au Gouvernement espagnol de faire pression sur Rabat pour l'introduction d'une composante de garantie des droits de l'homme au Sahara occidental occupé par le Maroc avant le renouvellement du mandat de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara occidental (MINURSO) , présente sur le terrain depuis 1991.
L’union des étudiants de la Saguia El Hamra et du rio de oro a exprimé sa solidarité avec les étudiants sahraouis emprisonnés pour avoir dénoncé l'assassinat du martyr Habad Hammadi, dans un communiqué publié mardi par cette union.
LETTRE D'APPUI POUR LA CAMPAGNE INTERNATIONALE POUR LA LIBERATION PRISONNIERS POLITIQUES SAHRAOUIS
Je suis avec la plus grande préoccupation la dégradation de la situation des droits de l'homme que le peuple vivant sous occupation marocaine du Sahara occidental à la suite de la répression du système en place dans le territoire du Sahara occidental par le biais du déploiement de plusieurs unités à la violence, le kidnapping et torturé des manifestants pacifiques Sahraouis, que la persécution et le harcèlement des défenseurs des droits humains, la prévention de l'exercice de leurs droits fondamentaux et la libre expression de leurs droits légitimes à l'autodétermination.
Je suis également préoccupé par la situation alarmante vécue par des dizaines de détenus politiques sahraouis dans les prisons de El Ayoun, Ait Meloul, Tiznit, Inzegan, Taroudanet, Salé et Kénitra. Ces prisonniers ont été torturés, interrogés, soumis à des procès inéquitables et condamnés pour avoir illégalement, ont été internationalement reconnus comme prisonniers de conscience.
Face à cette grave situation d'abus et de violations de leurs droits fondamentaux contraires aux conventions internationales et droit international humanitaire, il faut:
La libération immédiate et inconditionnelle de TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES SAHRAOUIS.